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Bénédicte et Alain C, parents d’Amélie, 7 ans

Nous sommes les parents d’une petite Amélie de 7 ans, souffrant de dyspraxie verbale, dyspraxie visuo-spatiale [...]



Bénédicte et Alain C, parents d’Amélie, 7 ans

Nous sommes les parents d’une petite Amélie de 7 ans, souffrant de dyspraxie verbale, dyspraxie visuo-spatiale, troubles de l’attention et hyperactivité. Ce cocktail explosif nous a mis sur de nombreuses fausses pistes avant de trouver le bon diagnostic. Comme nombre d’enfants dyspraxiques, Amélie a commencé à fréquenter un CMPP (centre médico- psycho- pédagogique) dès son entrée en maternelle et là, nous avons tout entendu : mort du grand-père, mauvaises relations avec la mère, puis le père, troubles du comportement majeurs, immaturité, retard mental peut-être….. ? ? ? Bien sûr, nous avons-nous- même pensé très vite à la dyspraxie mais : « Non, non madame, votre fille n’est pas dyspraxique, elle a bien d’autres souffrances….d’abord, elle tient son crayon, alors ! ! ! !….etc.… »

 

Le médecin de la PMI (protection maternelle et infantile): « immaturité ». 

 

Le médecin scolaire : surtout, il ne faut pas la laisser entrer au CP, vous courez à l’échec… la CLIS (classe d’intégration scolaire) est plus adaptée ! » .

 

Notre chance : des enseignants et des professionnels (orthophoniste, médecin de famille…) qui ne nous ont pas lâchés et qui nous ont suivis sur la route d’une scolarité plus que difficile. 

Amélie n’a eu un diagnostic officiel qu’en fin de CP, alors même qu’elle était déjà accompagnée (une chance ! ! !) par une AVS depuis la grande section. Cela a permis de limiter les dégâts et à force de travail, elle a pu intégrer normalement un CE1, cette fois avec du matériel adapté (ordinateur, mobilier) et une AVS motivée… 

 

Scolarisée 3 jours sur 4, elle réussit à garder son éternelle bonne humeur entre apprentissages scolaires, orthophoniste, orthoptiste, kinésithérapeute, psychomotricienne, ergothérapeute, psychothérapeute…. 

Nous avons fait face, seuls, les parents et la famille pour la soutenir, l’accompagner, se battre sans cesse, ne jamais lâcher, y croire, la faire travailler encore et encore, lui donner envie, lui expliquer, faire des tonnes de dossiers, prendre d’assaut des administrations et expliquer, expliquer et encore expliquer 

ET PUIS, nous avons commencé à rencontrer d’autres parents, d’autres enfants et là : oui, nous ne sommes pas les seuls, nous pouvons nous comprendre… Amélie a rencontré depuis, plusieurs enfants dyspraxiques et nous avons senti son soulagement de voir que d’autres enfants avaient un ordinateur, était fatigués, devaient faire plus d’efforts, devaient affronter les regards et les remarques… Oui, nous avons tous été soulagés de vous rencontrer tous ! Sa grande sœur, Justine, a pu croiser d’autres frères et sœurs, cette si difficile situation d’être la sœur de… et pas seulement Justine ! D’accord, la route est encore longue mais ensemble, nous pouvons faire beaucoup pour eux et pour les autres qui ne nous connaissent pas encore…