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Nathalie et Emile parents de Julie - dyspraxique

Nous sommes les parents d’une petite Julie de 8 ans diagnostiquée dyspraxique en juillet 2006 [...]



Nathalie et Emile parents de Julie - dyspraxique

Nous sommes les parents d’une petite Julie de 8 ans diagnostiquée dyspraxique en juillet 2006. 

 

Notre orthophoniste qui suit Julie depuis mai 2005 avait mis le doigt sur sa dyspraxie mais il nous aura fallu plus d’un an pour trouver la bonne personne capable de confirmer ce diagnostic

 

Nous avons été, de-ci de là, glaner des informations, mais c’est essentiellement sur Internet que nous avons trouvé de l’aide ou tout au moins quelques réponses à nos questions Pour autant, le cheminement n’est pas facile. 

 

Nous sommes face à notre petite puce, avec une idée de son handicap, quelques points pour l’aider mais nous sommes seuls, seuls et toujours seuls. 

 

A ce moment là, Julie est à mi- temps à l’école et à mi temps en unité thérapeutique, nous attendons un soutien de leur part mais il ne vient pas, la maîtresse de Julie est à l’écoute aucun reproche à lui faire mais l’unité de soins est fermée, peu importe à leur yeux qu’elle soit dyspraxique, pour eux cela ne change rien ! D’ailleurs après avoir posé un nom sur la différence de notre enfant cela n’a rien changé. 

 

Julie ne sait pas faire ses lacets alors elle n’a pas le droit d’ôter ses chaussures puisqu’elle ne sait pas les remettre, Julie n’est pas capable de suivre tout le groupe quand il part en promenade, conclusion elle est faignante, Julie mange mal car elle a de grandes difficultés à tenir ses couverts et à porter ceux-ci à la bouche : Julie est sale. 

 

Pas facile pour elle de se faire entendre quoi qu’elle fasse elle le fait mal, elle est brimée, elle est en colère et ne se laisse pas faire c’est ce qui la sauve, mais tout ça aurait pu la fragiliser la rendre malheureuse. Pour nous, une chose à faire quitter cette unité thérapeutique avant qu’il ne soit trop tard. 


Dans la famille nous avons du caractère à commencer par notre petite Julie, alors nous avons fait ni une ni deux et nous voilà partis, notre fille dans une main un diagnostic dans l’autre et à devoir nous débrouiller seul pour tout mettre en place

Nous avons su comprendre notre fille et n’exiger d’elle que ce qu’elle était capable de faire. Aujourd’hui sa maîtresse, ses rééducateurs (orthophoniste, ergothérapeute..) et nous même la valorisons sans arrêt et ça marche Julie progresse, lentement mais sûrement

 

Nous nous adaptons à elle, seulement voila dans le domaine des dys nous évoluons doucement et à tâtons. 

 

Nous faisons tous de notre mieux pour aider Julie mais parfois il arrive que ce que nous entreprenons ne marche pas, tout ce que nous avons fait jusqu'à présent est remis en cause. 

 

Nous ne voulons plus être seule face au handicap de Julie, nous avons envie d’avancer, d’aider Julie, d’être compris, entendu, Qui mieux, que d’autres parents, confrontés aux mêmes problèmes, peuvent nous aider, nous écouter et nous comprendre. 


A l’association « compter avec les dyspraxiques » nous sommes tous égaux face au handicap de nos enfants, chacun à son vécu, ses idées sur "la dyspraxie". Chaque enfant souffre de la même chose même si chacun est bien différent de l’autre. Ensemble nous avançons pour nos enfants espérant qu’à plusieurs nous fassions reconnaître, admettre les difficultés de nos enfants et trouver des solutions. 

 

Julie était contente lors de la première rencontre, elle ne connaissait personne, elle savait juste que tous ses enfants étaient un peu comme elle, elle a aimé cette journée, nous aussi. 

 

Nous avons rencontré d’autres familles, nous avons échangé nos expériences, nous avons aussi trouvé grâce à d’autres parents des outils, du matériel susceptible d’aider Julie. 

 

Pour nous, cette association est positive, dans la région, rien n’est dit sur la dyspraxie où si vite que l’on n’oublie. Nous trouvons notre compte au sein de 123 dys, nous avons l’opportunité de faire parler du handicap de notre enfant, nous pouvons échanger avec d’autres parents. Julie peut une fois par mois rencontrer ses nouveaux copains qui sont comme elle et qui n’exigent pas d’elle ce qu’elle ne peut pas faire. 

 

Nous ne voulons pas rester dans l’ombre, Julie mérite mieux, le handicap fait peur, dérange. Julie au droit à la vie au même titre que les autres, le droit de grandir, s’épanouir, le droit à l’éducation. Si nous ne faisons rien Julie restera dans l’ombre et ce serait bien dommage car nous sommes persuadés que ces enfants sont forts de leur handicap, sont riches de leurs sentiments et ont tellement à donner

Alors unissons nous pour que nos dys ne reste pas cachés, soient reconnus et surtout connus.